Pour que vivent les mots !

Lundi 12 mai 2008


Chanson que Granny chantait tout le temps.. Pour que vivent les souvenirs.


 

Le chagrin nous rattrape toujours !

On croit s’en être débarrassé ! On marche tête haute !

On avance et on regarde loin, très loin devant soi !

Et l’on espère avoir le cœur léger comme une plume !

 

Puis la chute. Une voix, une chanson, une odeur, un objet et l’on vacille.

On se replonge dans ses souvenirs. On plonge tête la première !

Les larmes coulent toute seule. Le chagrin pointe son nez !

Ils nous assaillie.

 

J’ai une grosse boule dans la poitrine.

C’est douloureux. J’ai mal.

Parfois l’absence me rend dingue.

Comment accepter de vivre ainsi ?

 

Plus jamais ta voix,

Plus jamais ton sourire,

Plus jamais ton rire,

Plus jamais ton regard bienveillant sur moi,

Tourner la page,

Tourner le dos,

Tourner et se retourner encore et encore,

Accepter ton absence

Accepter ton départ..

  

Je n’accepte pas.

Je  reste là figée par le chagrin.

 

 

 

 

 

 

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Mercredi 7 mai 2008


Helene Segara & Andrea Bocelli - Vivo per Lei





A chaque battement d’ailes,

Libérer mes sentiments

Les laisser s’envoler

Jusqu’à ce qu’ils touchent le ciel

Et être bénis des Dieux

 

Savourer dans son envol

La divine et exquise alchimie

De la liberté

 

A chaque battement d’ailes,

T’aimer  un peu plus fort

Pour que s’enracine  l’Amour !

Retenir dans un souffle  

Ton odeur et le goût de ta peau

Graver dans mon cœur

Le souvenir de nos étreintes

 

A chaque battement d’ailes,

Tes yeux remplis d’étoiles

Dans son envol

La douce félicité !





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Samedi 3 mai 2008

Se  réveiller un matin et voir le monde tel qu’il est.

Supporter les moqueries et les railleries !

Perdre son cœur d’enfant

Perdre son innocence.

Tout perdre et se laisser glisser.

 

Dans la chute, certains explorent leurs propres limites comme une expérience initiatique. Le suicide, l’alcool, la drogue, le sexe, la déprime, mener « une vie de bâton de chaise », chacun trouve son chemin pour partir à la dérive. Tester, se mettre en danger, provoquer la vie jusqu’à tomber à la renverse.

 

Perdre la foi, la foi en soi et dans les autres.

S’égarer dans ses propres pérégrinations.

 

Se prendre pour un  funambuliste en marchant sur le fil invisible de la vie

Jouer avec le feu de l’Enfer et  tenter le Diable

Puis, foncer dans un mur.

 

Mais, il y a toujours quelqu’un sur notre chemin

Pour  nous freiner dans notre course

Nous arrêter nets

Et nous rattraper en plein vol.

Et là, on choie.

On s’écroule lamentablement et piteusement sur la terre qui craquelle.
L’effondrement…

Le temps s’arrête. Il reste suspendu à la désillusion.

                                                            *****
                 

En défiant sa propre vie, en se reniant, on a  semé le mal comme le vent sème les feuilles dansantes dans la forêt.

 On pleure. On se laisse emporter par le chagrin. Le mal coule en nous. Le mal déverse sa bile tout autour de soi.

 

Craindre au plus profond de soi de souffrir.

Se blottir dans ses faiblesses pour se protéger.

S’emmurer dans  sa tour d’ivoire et refuser d’en sortir

Douter, trahir, mentir, s’enfuir, être couard,  détruire,  réduire à néant, se saboter,

Pour ne plus être déçu.

  

Devenir le bourreau de ses rêves pour ne pas souffrir !

La belle affaire ! C’est si peu ! C’est si lâche !

 

Faire souffrir ceux que l’on aime est bien plus douloureux.

Décevoir, trahir, mentir.

Porter le poids de ses faiblesses jusqu’à rompre d’épuisement.

                                                                   *****

J’ai chuté, j’ai failli, je me suis trompée, j’ai trompé.

J’ai tué mon âme d’enfant. Je me suis assise sur mes principes. Je me suis niée. J’ai perdu la ferveur de mes convictions. Je me suis initiée à la facilité et au mensonge, en ayant la certitude que jamais je ne pourrai me comporter ainsi.
Mes certitudes ont volé en éclats. Je me suis brisée en mille morceaux sous le poids de la noirceur.

 

J’ai lutté très fort contre mes sentiments amoureux. La peur me tenaillait et m’enserrait dans ses griffes. J’ai étouffé mes émotions pour ne pas souffrir.

Plus les sentiments  s’enracinaient au fond de moi, et plus je tentais vainement de les nier. Je me suis imposée des ruptures, des cassures. J’ai lutté, lutté jusqu’à perdre haleine.  Mais le manque me rongeait. L’absence de l’être aimé  résonnait dans toute ma tête. Les souvenirs s’imposaient comme une terrible évidence. Plus j’aimais d’amour, et plus je répandais le mal. J’ai provoqué les ruptures pour que l’amour ne me brise pas. J’ai chuté. J’ai tout détruit, brisé, abîmé. Je me suis laissé guider par mes plus vils instincts jusqu’à toucher le fond de l’abime.

 

J’ouvre, une nouvelle fois  les yeux sur le monde.  J’ai été aveuglée par mes peurs. Je regardais au travers d’un prisme déformant. Devant moi, il y avait une belle personne au cœur pur. Mais, trop occupée à craindre le monde, j’ai muselé mon cœur. L’évidence m’assène le coup de grâce. Je m’assois et je pleure. Le regret me torture. C’est le prix à payer.

 

Je reste là, devant un champ de ruines,

Je suis vidée. J’ai provoqué ce que je redoutais le plus : la perte de l’être chéri.

 

Perdre la foi  et se refugier dans le chagrin,

Infliger la douleur jusqu’à perdre l’être aimé

Lui transmettre ses propres blessures

Tout perdre jusqu’à choir.


Espérer se  réveiller un matin et voir le monde tel qu’il est.

Accepter que ce monde ne soit pas parfait !

Se promettre que l’on sera fort

Avoir le courage d’aimer et d’être aimé,

Regagner son cœur d’enfant

Regagner son innocence

Pour vivre, vivre..

 

 

 

 

   

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Vendredi 25 avril 2008



Mais pourquoi se battre par amour ? Ca veut dire quoi au juste se battre par amour ?

   C’est une antinomie ! Ce mot ne fait pas partie du champ lexical de l’amour ! 
 L’amour est un sentiment noble et poétique ! Il transporte notre cœur dans des contrées imaginaires ! Il nous fait percevoir  le monde sous un jour merveilleux ! 
L’amour est une évidence ! On le voit, on le touche, on le caresse, on le sent, on l’entend ! Il comble tous nos sens !  Il est notre évidence ! Il est notre souffle !

 Pourquoi se battre par amour alors ? Faut-il sortir les armes ?! Faut-il livrer le combat ?

«  Attends Chérie, ne bouge pas ! J’attrape  la Kalachnikov ! »

  On est là,  ivre d’amour ! Puis, un jour on est  bousculé dans nos certitudes.  On doute. La peur nous assaillie. On se fragilise. L’ivresse nous insuffle le courage de nous faire violence ! On devient le guerrier tout puissant protecteur et gardien du temple de l’amour !

«  Dehors sale vermine de routine, sales  habitudes et autres pourritures ! Je suis armée jusqu’aux dents !! « 

 

On est prêt à dégainer son arme pour se sauver ! On livre combat à tout ce qui fait obstacle à son bonheur ! Bas les pattes ! On tire sur les sales manies, les sales lubies, les sales habitudes qui veulent réduire à néant l’amour ! Exit les tics, les tocs et les tics tacs !

« Attention maudite routine, je te tiens, je te fais la peau ! Je te troue comme une peau de lapin ! »

 

On décide que rien ne viendra à bout de l’amour ! On se bat pour que vive éternellement ce sentiment ! On y puise sa force jusqu’à perdre son âme ! On  se convainc que la plénitude de l’amour  est au bout du combat !

C’est une lutte de tous les jours ! Lutter pour aimer, lutter pour être aimé ! Lutter tout simplement !

 Mais à trop lutter on s’épuise…

Et un jour, on est devant une nouvelle évidence.

 


 
Axel est malheureux ! Vous vous souvenez d’Axel ?

Il est en colère ! Il est blessé dans son orgueil ! Angèle ne s’est pas battue pour sauver leur histoire !

 

 Axel s’ennuyait dans la routine bien rôdé  de leur couple ! Il a voulu goûter à des sensations fortes ! Il s’est acoquiné avec la brulante Camille ! Puis, il a provoqué  Angèle en duel :

« A nous deux Angèle ! Je te livre un combat  Si tu m’aimes,  bats- toi pour me récupérer ! Bats-toi pour sauver notre amour ! Montre-moi que tu tiens à moi !  « 

 

Angèle s’est drapée dans le silence en signe de résignation ! Elle s’est sentie vaincue d’avance !

La blessure telle le poison  coule dans ses veines. Elle n’a pas trouvé l’antidote pour se délivrer du mal. Des images violentes envahissent son esprit. Axel lui empale le cœur. Il se promène avec une longue fourche au bout de laquelle est accroché son cœur.  Angèle se meure tout doucement. Axel est en train de la tuer à petit feu. Angèle n’a pas pu se battre ! Axel pleure à chaudes larmes.


L’amour n’est pas un combat ! L’amour est une indicible évidence !

 

 

 

 

 

 

 

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Mardi 22 avril 2008

Une invitation à la rêverie.

Partir,
Oublier,
Voler,
Voguer,
Renaitre,
Rêver à l'infini
Croire que tout est possible !

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Mardi 22 avril 2008


Hurler d’impuissance, hurler à la vie,

Supplier, prier, espérer,

Mais rien !

Juste les larmes pour se consoler !

 

Ne pas avoir de regrets disent-ils !

Profiter au maximum des derniers moments comme ils disent !

Mais j’ai déjà des regrets

Je veux me remplir de ton souvenir

Je veux me remplir de ton amour.

Attends ! Je fais le plein pour le reste de ma vie !

Attends ! Je mémorise ton visage, ton sourire, tes yeux.

Je fais le plein pour vivre sans toi !

 

Je sais déjà que je vais mourir moi aussi

Je colle ma tête tout doucement contre ton épaule !

Tu me prends la main

Oh ! Granny !

J’ai envie de m’effondrer tout contre toi !

Oh ! Granny si tu savais !

Mon cœur est si lourd !

Oh ! Granny, si tu savais !

Je me meure petit à petit de ton absence.

 

 

 

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Dimanche 20 avril 2008

Ah ! L’Amour, l’Amour ! On court tous après !

Est-il, là, derrière cette porte ? Va-t-il nous surprendre au tournant de la vie ? Est-ce lui ? Est-ce elle ?

Ah ! L’Amour, l’Amour, nous pousse à la déraison ! On serait capable de vendre son âme au diable pour rencontrer l’Amour !

A trop chercher l’Amour, on se perd dans notre propre quête !


Est-ce qu’il faut chercher l’Amour comme on cherche un boulot ? Est-ce que l’on postule au poste de «  partenaire de ta vie « ?

«  Homme, expérience de 5 ans en couple, doté de qualités humaines et sens des responsabilités développés, cherche CDI pour projet de vie à deux « 


Est-ce qu’il faut se vendre comme un produit markété ?

 «  Bonjour, je suis Prosper Youpla Boum ! Je suis grand, mince, beau, riche et intelligent ! M’essayer c’est m’adopter ! Je suis un homme 3 en un !  Et toi, tu es l’Amour de ma vie ? « 


On se retrouve autour d’un verre. On discute de tout et de rien ! On attend que les flèches de Cupidon viennent nous transpercer le cœur ! Le problème c’est que cet imbécile de Cupidon ne sait pas viser correctement ! Résultat, on se retrouve raide dingue d’amour de la personne qui nous ignore !


«  Ah ! c ’est elle ! C’est une évidence ! Mon cœur bat de plus en plus vite à l’idée de la revoir ! Son image me rend fou de joie ! J’ai envie de la voir tous les jours ! Je l’aime, elle m’aime ! C’est beau l’Amour ! « 


«  Eh !! Ca ne va pas bien hein ! Je t’aime bien moi ! Mais comme une  amie ! Je ne sais pas ce qui a pu te faire imaginer que j’étais amoureuse de toi ! « 


Quand l’un souffre du manque d’élans de l’être aimé, l’autre souffre de ne pouvoir donner en retour !
Je t’aime et ton indifférence me fait souffrir ! Tu m’aimes et je culpabilise de ne pouvoir t’offrir un Amour à la grandeur de tes sentiments !


Et un jour, l’Amour frappe à notre porte ! Il est là ! Il n’est  pas du tout comme on l’avait imaginé ! On est surpris ! On est heureux ! On plane, on vole le cœur léger ! Le monde est à nous ! On se fout des autres ! Nous, on a enfin trouvé l’Amour !


Gorgés d’Amour, on se sent fort et invincible ! Rien ne peut nous arriver ! On devient  «  nous » avec nos failles et nos doutes ! On est «  nous » le couple, l’amour, la fusion. On est «  nous » avec notre univers, nos codes et nos souvenirs communs !


Puis, un jour, la vie nous rattrape ! On n’a pas été capable de protéger son Amour ! On n’a pas su lui donner la force et l’attention qu’il méritait ! On a tué ce puissant sentiment avant qu’il ne prenne son envol !


On se retrouve projeté dans un monde qui n’est plus le notre ! On reste «  nous »  pour quelques heures encore, le temps de devenir «  je «, individuel, unique, un.  

On crie, on hurle de douleur ! Comment vivre sans sa moitié ! Comment vivre amputé de l’Amour de l’autre ?  


Plus personne ne nous attend à la maison ! Plus personne ne pense à nous ! Plus personne ne nous dit :
«  Fais attention à toi, donne-moi des nouvelles « .
Plus personne ne nous regarde avec les Yeux de l’Amour ! Ah ! Les Yeux de l’Amour, le plus beau des miroirs ! On se sentait si beau, si fort, si intelligent dans son regard ! On existait !

Aujourd’hui, le grand lit est froid. On est gelé ! On claque des dents ! On est seul, recroquevillé sur soi-même, en position du fœtus. On a brisé le lien de l’Amour.


On a échoué sur une plage déserte. Le cœur rempli de larmes, les yeux remplis de désespoir, le corps meurtri de ne plus recevoir les caresses de l’Amour ; on est là, seul, entouré de sa souffrance !

Et l’on gueule comme un âne !

« Pourquoi ? Pourquoi n’ai-je pas su protéger mon Amour ? Pourquoi ai-je laissé le lien s’effiloché ? Je ne suis qu’un moins que rien ! Je suis un nul, un incapable ! « 

 

L’absence de l’être aimé suinte dans le corps et la tête !

«  Je ne pourrais pas vivre sans mon Amour ! Ma vie est fichue « 


Puis, un jour, on est là, à la terrasse d’un café ! On prend un verre avec un inconnu ! On s’est mis en quête de l’Amour ! On veut exalter ses émotions, vivre, vibrer, avoir le cœur qui cogne, avoir le corps qui hurle de désirs ! On veut des sensations fortes ! On veut de l’amour ! On y croit comme un adolescent ! Notre cœur rafistolé et cicatrisé est prêt à bondir d’amour !

 

Et, on repart, balluchon sur le dos, en quête de  l’Amour !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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"J’aurais beau être prophète,   
avoir toute la connaissance de Dieu,
et toute la foi jusqu'à transporter les montagnes,
s’il me manque l’amour
je ne suis rien."

 
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