Inconscience, insouciance, inconséquence
Ont enfanté d’autres maux :
Absurdité, confusion, contradiction, déraison et incohérence.
Et toi, tu ne comprends pas !
Ta désinvolture est une forme de violence envers les autres
Tu vis dans ta bulle et dans ton monde
A côté de tes pompes !
Et moi, je ne suis qu’une cocotte minute
Qui implose lentement
Et qui finit par exploser
Rouge de colère, de rage et de hargne
Je hurle, je cris pour essayer de te connecter,
De te rebooter,
Mais non !
Inconscience, insouciance, inconséquence
Ils sont toujours là, ces 3 mots
Inconscience, insouciance, inconséquence
T’es muré dans ton monde
Enfermé dans ta tour d’ivoire
Et mes cris, mes larmes et mes peurs
Ne parviennent pas à te réveiller
Et mes cris, mes larmes et mes peurs
Tu ne les entends pas
Je hurle, je cris pour essayer de te connecter,
Parce que je suis là et que j’aimerais exister
Dans tes yeux et dans ta vie
Mais tu ne peux pas me faire une place.
« T’as besoin de personne !
Ta vie est toute programmée ! Tu n’aimes personne.
Si tu grossis, je te quitte ! Si tu maigris, je te quitte. »
Ce que je ressens ?
Un grand vide. Je suis au bord du précipice. J’ai envie de me jeter dans le vide et d’entendre le clap de fin. Fin. The end. Finito. Basta.
Je suis épuisée de marcher sur le fil du rasoir.
Je me sens mal. Malaise. Ennui. Lassitude. Grosse boule dans la gorge. Impuissance. Solitude. Echec. Inapte.
Je ne veux pas être celle que je suis. Je veux être une autre, une autre aimable, une autre aimée et désirée.
Je ne veux pas être celle que tu as révélée. Tu as fait sortir de moi, le plus moche, le plus laid, le plus triste. Comme si toute cette noirceur était un cri de désespoir dans un silence de plomb.
J'ai implosé en silence.
J'ai morflé devant mon incapacité à faire coller les choses, à faire coller deux êtres.
Puis, j'ai explosé lamentablement. J'ai laissé dégouliner toute ma colère, toute ma hargne, toutes mes rancoeurs, toutes mes douleurs.
Je ne veux pas être l’ombre de moi-même. Je veux être en vie, envie, en vain.
Envers et contre tous.
J’ai lâché ta main. La peur de l’abandon est si forte. Elle me tenaille.
Si je m’attache comment ferai-je après ?
Comment respirerai-je en apnée ?
Comment pourrais surmonter le désamour ?
Comment pourrai-je ne pas crever à petit feu quand la souffrance est toujours là. Toujours tapis au fond de moi.
« T’as besoin de personne toi ! T’es indépendante. Alors, je m’en vais en douce faire le joli cœur à des femmes qui n’auront de yeux que pour moi. «
J’ai des antennes sur la tête.
Je ressens tout ce qui se trame derrière mon dos. Je le sens. Je l’entends.
J’ai envie de hurler de rage et de tristesse. Je me sens diminuée. Je me sens ratée et minable. J’ai encore échoué. Je ne suis pas aimable. Je ne suis pas aimée. Cette autre qui te fait rire. Cette autre qui te rend ta bonne humeur. Cette autre qui t'anime et te donne envie de vivre à vive allure. Par opposition, je me sens celle qui est ton frein, celle qui t'éteins, celle qui te tue.
J’ai reçu le coup de couteau à l’endroit de la blessure. Mais, j’ai fait comme si tout allait bien. J’ai feins. Pourtant, la douleur se dissipe dans tout mon corps. J'ai mal.
Mais, je fais comme si de rien n’était. Comme si rien ne m’atteignait. Comme si j’étais inatteignable
« Rien ne t’empêche de dormir. T’es imperturbable »
Je fais semblant. La vie suit son cours. Les habitudes sont bien ancrées. Je m’accroche à la routine pour ne pas penser, pour ne pas tomber, comme on s’accroche à une vieille branche.
Je m’accroche de toutes mes forces pour continuer de vivre comme si rien n’avait changé.
C’est ce que je fais le mieux depuis toutes ces années. Je me cramponne à la vie pour ne pas dévier, pour ne pas mourir étouffée pour le chagrin.
Imperturbable. Une mine imperturbable, sans expression. Le regard éteint, le regard déjà loin, lourd, pointé vers le passé.
Pas de vagues à l’extérieur.
A l’intérieur, entre moi et moi, c’est le chaos le plus total. La désolation. Les larmes. Un sentiment d’impuissance. Un sentiment d’incompréhension. Une fêlure. Une cassure. Quelque chose d'irrémédiable.
Cette peur de l’échec résonne toujours en moi
Et me rappelle constamment à quel point il est douloureux
De subir le désamour de l’être aimé
Et d’être bannie du jour au lendemain de son existence
Un claquement de doigt, et l’histoire est terminée
On prend ses cliques et ses claques
Et on s’oublie mutuellement comme des amnésiques
Parce qu’on n’a pas été à la hauteur de cet amour
Cette peur de l’échec résonne toujours en moi
Et me rappelle les nuits glaciales dans le grand lit,
La triste solitude pour seule compagne
Et cette désolation qui dévore toute la vie.
Je n’ai toujours pas compris comment vivre heureux
J’ignore toujours comment faire rimer amour avec toujours
Et, j’ai peur de ne pas savoir mériter l’amour
Alors je fuis en compagnie de ma solitude enfin apprivoisée
Cette peur de l’échec résonne toujours en moi,
Et me rappelle que toutes les histoires d’amour se terminent un jour
Et qu’on oublie rapidement toutes les raisons qui ont fait notre amour
Comme si plus rien ne s’enracinait dans cette vie.
Tout le monde avance un pas après l’autre sur le chemin de la vie
Quant moi, je piétine bêtement sur place
Cernée par mon immobilisme et dotée d’un moral en dent de scie
Mes peurs me paralysent et mon sang se glace,
Je ne suis rien
Tant que ma vie n’est qu’un brouillon de gribouillis
Sur lequel je fantasme l’amour du lien
Cet amour qui m’échappe et que je réduis en bouillie
Le passé me rattrape toujours
Comme pour me rappeler que la félicité n’est pas gratuite
Et, j’ai si peur de payer un de ces jours
Pour ces quelques heures passées en délit de fuite
J’ai peur de souffrir
Peur d’être quittée sur le bord d’une autoroute
Jetée à la première occasion comme une poupée de cire,
Débarquée sans préavis d’une vie en déroute
Je te tiens fermement la main,
Je m’accroche à l’amour avant qu’il ne me fuit comme un voleur
Comme s'il n’existait pas de demain
Mais seulement, une lame de douleur
Je suis triste
Que tu ne sois plus là,
Je suis en colère aussi !
En colère
Je pleure de rage !
Car moi, je suis là, bien présente
Et toi tu n’es plus là
Comment as-tu me faire un coup comme ça ?
Mourir ?
Ca n’a pas de sens !
C’est une stupidité de la vie.
Et moi, je reste planté là à compter les années
Et une de plus au compteur de la désolation
Ce n’est pas pour autant que j’ai moins de chagrin.
Je pleure toute seule
Parce que tu n’es plus là.
Si tu savais.
Je ne sais pas par où je commencerai.
Je suis fatigué
Oui, je te dirai ça.
Je suis fatigué
Une façon élégante et pudique de dire
Que rien ne va dans cette vie
Vie de merde.
Si tu savais.
Je suis fatigué
D’être fort et de me battre
Seul sans personne à mes côtés
Si tu savais.
Si seulement tu pouvais savoir
Tu comprendrais
Le poids de ton absence.
Je me suis réveillée avec une angoisse terrible.
Le blues. Le manque de toi. Le manque plus fort que les autres jours.
L’envie de pleurer. L’envie de craquer.
2 heures d’embouteillage, les yeux embués. La présence de ton visage devant moi.
Le trouble. J’ai mal de vivre sans toi.
L’obsession. Je ne suis présente nulle part. Je suis uniquement en pensée avec toi. Je revis les souvenirs. Et, je me demande ce que tu me dirais aujourd’hui. Au fond de moi, je le sais.
A bout souffle, en rentrant le soir, je suis allée vérifier les dates. J’étais tellement torturée aujourd’hui. La réminiscence s’est opérée en moi. Bing ! Aujourd’hui c’est la date anniversaire de ce coup de fil qui ne m’a pas laissé le temps d’arriver.
J’ai laissé en suspens les mots que je devais te dire
J’ai gardé en moi tous les maux qui me tenaillent et me rongent
Je n’ai pas eu le temps
Et maintenant le temps s’étire comme une éternité.
L’amour peut se transformer en un gigantesque volcan
Dont la lave créative permet de noircir les pages blanches
De s’épancher lascivement autour des mots
Pour dessiner le contour de ton âme
Ecrire à perdre haleine
Et distiller les papillons d’excitation autour de soi
Car un seul jour sans toi,
C’est un jour de trop.
Mais, il y a des histoires qui portent en elles la stérilité
Une sangsue insatiable
Oppressante, violente, épuisante
Chapardant la substantifique moelle
La sangsue a tout pompé
A force de trop vouloir et de si peu donner
Pressant l’autre comme un citron
La page de la création est restée tristement blanche
J'ai oublié !
C'est troublant d'étourdir la douleur
Sans s'en apercevoir,
Comme si le cerveau se mettait en stand by
Douce pause...
Le temps d'une inspiration silencieuse
L'envie d'une expiration
Pour mieux expier....
Puis les pas se font à nouveau écueil
Je suis redevenue maso,
Avec ce désir quasi obessionnel
De passer sous ta fenêtre
A chaque anniversaire de mariage,
C’est l’accident assuré au tournant
Les années de grâce, la voiture est cabossée
sinon le carrosse se transforme en épave
Cette date anniversaire se traduit de façon traumatique
Ce mariage est un accident de la vie
Et je paie le prix fort pour avoir fait
Ce choix malheureux
Mon mariage est la symétrie de mon divorce,
C’est mon accident de la vie,
Mon échec,
Ma honte et mon opprobre
Mon incapacité à être une bonne épouse
Mon incapacité à devenir maman
Mon incapacité à rendre un homme heureux,
Ma capacité à baisser les bras en le laissant s’enfuir dans d’autres bras.
Aujourd’hui, ne trouvant pas les mots
Pour extérioriser mes maux,
Je deviens la mauvaise conductrice incapable de conduire sa vie
Et qui commet des accidents sur les routes.
Cette nuit, j’ai fait un voyage avec toi,
Nous étions ensemble,
Tu me parlais
Puis tu m’as serrée dans tes bras
C’était bon, c’était délicieux
De prendre cette dose de tendresse,
De faire cette pause hors du temps
Et de vivre comme autrefois
Comme autrefois, où la saveur unique de tes madeleines,
Rythmait mes journées
Aujourd’hui, je cherche toujours cette sensation si singulière
Ce goût de l’amour perdu
Et je chercherai toujours à vivre
Et à revivre les moments les plus parfaits
Que tu m’as offerts
Telle est ma quête de la nostalgie.
Tous ces moments qui m’ont donné tant de joie
Tout ce bonheur partagé
Est perdu à jamais,
Il ne continue à vivre que dans mes souvenirs
Alors, l’autre nuit,
A l’aube de cette sombre date anniversaire
Tu m’as prise dans tes bras
J’ai respiré profondément mon oxygène
Une dose de toi, encore une pour combler le manque
Puis, les larmes m’ont réveillée
Retour à la réalité
La vie continue.
L’empreinte du temps
C’est des souvenirs gravés dans l’esprit
3 ans, c’est si loin et si près à la fois
Une chute brutale et la vie bascule dans l’au-delà
J’ai peur de ne pas réussir à vivre
Ton absence c’est ma vie qui bascule,
J’arpente les chemins sinueux en roues libres
Ne pas s’arrêter de pédaler au risque de chuter
J’ai envie de tout griffonner pour ne plus souffrir
Et paradoxalement, je ne veux pas t’oublier
Tout me rappelle à ton souvenir
Il y a des morceaux de toi un peu partout dans ce monde
Une grande place aux heures de pointe,
La foule grouille comme une fourmilière
J’ai envie de pleurer au milieu des passants
Tous ces badauds agglutinés comme une grappe de raisin
Exacerbent mon sentiment de solitude et d’abandon
Tous ces gens qui courent après la vie
Que savent-ils des blessures qui sont si lourdes à porter
Ils déambulent comme des pantins désarticulés
Comme s’ils n’étaient presque plus humains.
Et moi, je suis seule au milieu de ce monde
Comme un grain de sable échoué sur le bitume
Et j’ai peur de vivre sans toi
Comme si ton absence m’asphyxiait tout doucement.
Border line ?
On est tous border line dans cette vie ?
Marcher sur le fil du rasoir
Et du jour au lendemain basculer
Franchir la fameuse frontière, cette ligne blanche qui nous sépare de l’état « normal » de celui de « névrotique »
Je suis dans un état limite aux confins de border line city
Caractérisé par un trouble de l’émotion
Et une émotivité déréglée comme les marchés financiers
Hyperémotivité et surémotivité siègent aux premières loges
Je suis au bord de la ligne dans un état limité
Et de l’autre côté de cette ligne, la vie est une véritable souffrance
C’est un enfer dissimulé
Qui brûle chaque parcelle du bonheur tant de fois imité
Je suis border line !
J’ai envie de tout plaquer, de démissionner, de dire merde à tout ceux qui m’emmerdent
De partir, de déraisonner, de me libérer de toutes ces chaines qui m’emprisonnent.
Je suis empreins de folie !
J’ai envie de chanter, de danser dans une douce folie, de te houspiller, de rêver à haute voix, de claquer ma tête contre un mur et de hurler mon désespoir avec des rires dans la voix
Border Line ?
Je ne suis qu’un refoulé
Je suis » border line immergé » comme la partie de l’iceberg
Je suis le funambule qui marche sur le fil
Petits pas par petits pas légers, tout léger comme un flottement dans les airs
Pas d’à coups violents, de la douceur, de l’élégance et de la grâce !
J’avance sourire aux lèvres dans une illusion de grande sérénité
Car au fond de moi je ne suis pas sérénité !
Je suis le volcan de border line city
Qui laisse couler sa lave de façon plus ou moins violente.
Jusqu’à être en éruption
Comme un volcan je dégueule ma lave
Je dégueule le monde à mes pieds
Je ne voudrais pas mourir avant d’avoir été heureux
Et pourtant !
Le
bonheur ne se commande pas !
On ne le vit pas sur mesure et sur pièce.
J’ai au fond de moi une peur viscérale qui me tenaille
Et qui me dit que ma vie ne vaut rien
Le temps est passé et je n’ai récolté que le vent de mes semences
Je mène une vie de chien comme le clebs que l’on abandonne attaché à un arbre
Chienne de vie !
Où personne ne m’attend quelque part
J’ai peur de mourir avant d’avoir été heureux
J’ai peur de mourir tout seul comme un chien abandonné
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J’aurais beau être prophète,
avoir toute la connaissance de Dieu,
et toute la foi jusqu'à transporter les montagnes,
s’il me manque l’amour
je ne suis rien."