Pour que vivent les mots !

Dimanche 18 mai 2008


Ce week-end, Angèle est seule. Axel est parti en Espagne avec ses collègues de bureau. Pour les récompenser d’avoir atteint tous les objectifs, Phil,  les a invités à passer un week-end à Barcelone.

 

Angèle ne se sent pas bien. Elle est triste. Elle ignore les raisons de sa mélancolie. Elle a tout pour être heureuse. Pourtant, elle va mal. Elle est sur la pente raide. Chaque jour qui passe se révèle être une épreuve. Elle n’a le goût de rien, comme si elle déprimait.

Ce matin, Axel l’a quittée sur le parking de leur domicile. Il l’a embrassée à la hâte ! Il semblait si content de partir ! Elle a eu un pincement au cœur. Elle aurait aimé qu’il l’embrasse tendrement, qu’il la serre très fort dans ses bras et qu’il lui murmure à l’oreille : «  Tu vas me manquer, prends soin de toi, je t’enverrai des sms ! »

 

Il l’a embrassée vite fait bien fait et il a démarré la voiture en trombe. Elle l’a regardé partir. Elle est restée plantée sur le parking, les deux bras ballants. Elle s’est installée au volant de sa voiture et elle s’est mise à pleurer. La solitude s’est abattue sur elle. Une angoisse a pointé le bout de son nez. Angèle a démarré la voiture nerveusement. Elle ne voyait même  pas la route. Ses yeux étaient trempés de larmes.

 

Axel ne lui a pas donnée de nouvelles de la journée. Elle sait qu’elle ne doit pas l’appeler. Axel aimerait tellement qu’elle soit plus indépendante ! Il lui a demandée d’aller s’amuser tout le week-end ! Elle se voit donc contrainte de faire la fête avec ses amis. Seulement, elle n’a pas le cœur à s’amuser. Elle ne sait pas ce qu’elle veut. Elle a peur de rester seule dans le grand appartement. Elle craint de dormir seule dans le lit qui abrite leurs étreintes. Pourtant, elle n’a pas le courage d’aller voir ses amis. Elle se sent si faible et si vulnérable. Personne ne comprend ses états d’âmes. Elle est obligée de jouer la comédie en permanence ! Elle a de plus en plus de mal à faire semblant. Elle sent qu’elle dérape. Elle devient irascible !

 

 

Le lendemain matin, elle se réveille aux aurores. L’appartement est vide. Il n’y a aucune vie. Elle angoisse. Elle traine sa misère dans toutes les pièces de l’appartement. Elle est triste. Elle se prépare. Elle essaie de bien s’habiller. Elle enfile son pantalon bleu. Il est trop petit. Elle le jette par terre. Elle met sa jupe beige. Elle se sent boudinée. Finalement, elle portera encore le jean bleu foncé !

 Elle a rendez-vous en fin de matinée avec sa meilleure amie Lisa. Elle est heureuse de la voir ! Elles ont décidé toutes les deux de passer une journée entre filles !

 

Angèle arrive au rendez-vous à Saint Lazare ! Lisa l’attend ! Elle semble de bonne humeur ! Lisa lui adresse un grand sourire !

«  Salut ! Te voilà ! Alors on va faire un tour aux galeries Lafayette ? C’est ce que tu voulais faire Angèle ? »

 

« Oui ! Je n’ai plus rien à me mettre sur le dos depuis que j’ai pris du poids ! J’en ai marre tu sais ! « 

 

« Tu ne vas pas remettre ça avec ton poids ! T’as grossi et c’est tout ! Plus tu en parles, pire c’est ! C’est pas la fin du monde non plus ! « 

 

« C’est facile à dire ! C’est pas toi qui te tapes les réflexions d’Axel ! « 

 

« Ca m’étonnerait qu’Axel te dise quelque chose ! Il est si gentil et compréhensif ! « 

 

« Bien détrompes-toi ! Il m’a dit que c’était malhonnête de changer comme ça ! Il m’en veut à mort ! J’en peux plus »

 

Angèle se met à pleurer au milieu de la rue. Tous les passants la bousculent. Certains la regardent d’un air effaré ! Lisa est gênée par le spectacle. Elle empoigne son amie par le bras et elle l’enjoint de venir avec elle ! Angèle résiste. Elle n’a plus la force de faire un pas. Elle reste au milieu de la rue comme une âme errante.

Lisa s’impatiente : «  Bon Angèle ! On y va ! Ne reste pas comme ça à pleurer au milieu de la foule ! Merde alors !  « 

Angèle explose de colère : «  Mais je m’en fous des gens moi ! Je m’en fous moi ! Tu comprends ! Je suis épuisée ! Axel me trompe en plus ! « 

 

Lisa explose de rire : «  Axel te tromper ? Tu dérailles ma cocotte ! C’est pas sérieux de dire ça ! Il est si timide ! il n’ose même pas draguer une fille ! Arrête ! T’es en train de te monter la tête avec tes trois kilos en plus ! « 

 

«  Non ! Pas du tout ! C’est sérieux ! T’est trop conne toi aussi ! Tu ne comprends rien ! Tu dis que t’es ma meilleure amie et tu ne me soutiens même pas ! « 

 

« Angèle ! Ne m’insulte pas ! T’exagères ! Tu vas mal en ce moment ! Je ne te reconnais plus ! Que se passe-t-il ? T’es en train de péter les plombs ! »

 

«  Mais pas du tout ! Ouvre les yeux ! Axel n’est pas l’homme parfait que tu idéalises ! Il me trompe ! Je le sais ! Je le sens ! Tu m’énerves à toujours lui donner raison ! « 

 

« Non ! Je ne lui donne pas raison ! C’est injuste de me dire cela !  Tu as des preuves de son infidélité ? »

 

« Non ! Je le sens c’est tout ! Axel me rend dingue en ce moment. Il rentre de plus en plus tard à la maison. Il fait plein de choses derrière mon dos. J’en peux plus ! »

 

« Vous traversez une crise c’est tout ! Je sais que c’est dur pour toi en ce moment. Tu en es où de tes problèmes de santé ? Tu y retournes quand à l’hôpital ? « 

 

« C’est la semaine prochaine. J’ai peur Lisa. J’ai très peur de ce qu’ils vont me dire. Si je ne guéris pas, nous ne pourrons pas avoir d’enfant »

 

« Je sais. Je sais que c’est une épreuve très difficile. N’en veux pas à Axel pour autant. Il a peur. Je crois qu’il ne sait pas comment faire ! « 

 

«  Surement ! Mais je me sens si seule ! Le plus douloureux c’est cette putain de solitude qui m’étouffe lorsque je suis à l’hôpital ! Et si je n’y arrive pas ! Parfois j’ai peur de ne pas m’en sortir ! Ca fait un mois que je ne prends plus aucun traitement ! J’ai peur de rechuter ! La peur me terrifie ! J’ai envie de hurler de douleur ! « 

 

« J’imagine. Je suis là tu sais ! Pourquoi tu ne me le dis pas quand tu vas mal ? Je peux t’accompagner à l’hôpital ! Je t’en veux de te murer dans le silence comme ça ! Je t’en veux de me faire comprendre que je ne suis pas à la hauteur de notre amitié « 

 

« Mais non Lisa ! Tu te trompes ! Je vis les choses seule. Tu sais ! Personne n’est au courant ! Tu es la seule à savoir que je suis malade. Avec Axel, on a refusé d’en parler à notre entourage. On cache les choses. Parfois c’est plus facile à gérer. Parfois, j’en peux plus « 

 

« Tu devrais le dire à tout le monde ! Comme ça tout le monde prendrait soin de toi ! Je ne comprends pas cette idée de cacher tes problèmes de santé ! C’est pas un secret d’Etat ! C’est ridicule !  « 

 

« Axel et moi, on n’a pas envie d’en parler autour de nous. C’est d’abord mon souci, puis celui d’Axel. Puis c’est aussi notre intimité à tous les deux. On n’a pas envie d’étaler notre vie comme ça ! « 

 

« Vous avez tort. Ca te ferait du bien d’en parler Tu portes un fardeau toute seule. Ne sois pas étonnée de péter les câbles ! « 

 

«  Oh !  Le plus dur tu sais c’est lorsque les gens bienveillants nous demandent pour quand est le bébé ! Que veux- tu répondre à cela ! J’en sais rien moi ! Peut-etre pour jamais ! »

 

« Bah justement si tu ne dis rien, les gens ne peuvent pas deviner ! Ne leur en veut pas alors hein ! « 

 

« C’est facile à dire ! Mais moi, je craque ! Je crois que je n’aime plus Axel. Parfois je doute. Je me sens cruellement seule dans les épreuves de la vie. Je crois que je fais une dépression. Je m’en veux. « 

 

« Mais  bien sur que  tu aimes toujours Axel ! Tu souffres tellement ! T’es paumée c’est tout !  Ne t’inquiète pas ! Axel est là près de toi ! C’est un homme merveilleux ! Tu sais que tu as beaucoup de chance  Angèle ! J’aimerai tant avoir un homme comme ça ! Alors accroche-toi !  Le soleil est au bout du tunnel ».

 

Angèle dépose Lisa en voiture. Elle ne veut pas monter chez son amie. Elle a hâte de rentrer chez elle. Lisa ne la comprend pas comme elle le voudrait. Lisa défend toujours Axel. Angèle ne va pas bien. Elle ne trouve pas de réconfort. Elle sombre petit à petit.

 

 

 

 

 

 

 

par Elise publié dans : Essais : une histoire au fil des jours
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Dimanche 18 mai 2008


 

Camille est prête à tout plaquer dans sa vie  ! Elle se sent capable de changer de vie sur un coup de tête ! Elle est entière. Et, elle veut vivre ses choix sans aucune retenue. Elle souhaite partager son quotidien avec l’homme qu’elle aime ! Elle veut vivre des lendemains qui chantent ! Pourquoi refreiner  ses sentiments ?

 

Le week-end prochain, elle part en Espagne avec Axel ! Elle va passer trois jours de bonheur avec celui qui fait battre son cœur. Elle va se gorger du plaisir de la chair. Elle s’imagine goûter la peau d’Axel.

Rien, pas même le temps ne pourra les séparer ! Ils seront libres de s’aimer pendant trois jours ! Camille est heureuse comme si elle avait décroché la timbale ! Elle prépare son départ dans la joie ! Pour l’occasion, elle va faire une virée shopping ! Elle doit être parfaite ! Elle doit être la plus merveilleuse des femmes, mi elle et mi geisha ! Elle va conquérir Axel !

 

Elle attrape en vitesse son téléphone portable et compose le numéro de sa meilleure amie : « Allo Jude ? »

« Ah Salut Camille comment ça va alors ? »

 

« Super bien ma Belle ! Accroches-toi bien ! Je pars trois jours à Barcelone avec Axel ! «  Camille explose de joie ! Elle danse avec le portable collée à l'oreille !

 

«  Non ? Mais c’est super  ça ! Tu dois être trop contente ! Et Fred dans tout cela  ? « 

 

« Oh t’inquiète je te raconterai tout ça dans les détails. En fait là, je t’appelle pour savoir si tu peux m’accompagner faire du shopping ! J’ai envie de me faire super sexy pour Axel ! Tu vois ce que je veux dire !? »

 

« Tu m’étonnes que je vois ce que tu veux dire ! Tu dois être au top ce week-end ! Tu dois tout faire pour le séduire ! Axel va avoir la tête à l’envers ! Je peux venir si tu veux pour t’aider à être la plus belle ! « 

 

Camille lâche un rire moqueur !
 «  Tu sais ce n’est pas trop difficile quand tu vois sa femme ! Elle a une de ses têtes ces derniers temps ! Elle est grise ! Et, elle a beaucoup grossi en plus ! Puis, elle s’habille comme un sac ! Elle se la joue boulet quoi ! Axel ne la supporte plus !  « 

 

« A ce point là ? Tu ne m’avais pas dit qu’elle était jolie non ? »

 

« Elle ne l’est plus. Elle s’enlaidit à mesure qu’elle grossit. C’était une jolie fille naturelle. Mais en vieillissant, ça ne lui réussit pas du tout ! Elle devrait se maquiller et se coiffer au moins ! Tu vois elle est trop nature ! Elle porte des fringues sport wear ! Elle n’a aucun style ! Puis, ces derniers temps, elle est complètement éteinte ! Y plus de vie dans son visage !  La totale quoi ! « 

 

«  Ah je vois, le genre ! Elle vire un peu mégère  alors !  Tout pour plaire ! Je ne comprends pas ces femmes qui se laissent aller sous prétexte qu'elles ont un mec ! Elles sont naives ! C’est pas le genre talons hauts et dentelles alors ? »

 

« Ah bah ça ! Elle ne risque pas avec ses basket et son look d'ado attardé ! Alors on y va  faire les boutiques ? »

 

« OK ma poule ! Je t’attends rue de Passy alors ? »

 

 

 « Super ma Belle ! « 


 

 

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Dimanche 18 mai 2008



Camille brule d’amour pour Axel. Elle ne supporte plus la présence de Frédéric. Tout l’agace chez son compagnon. Il l’irrite, il l’énerve. Elle se demande ce qu’elle a bien pu lui trouver !

 Il est difficile de vivre avec un homme que l’on n’aime plus. Cela demande beaucoup d’efforts et de retenue.

Camille ne voit plus que  les défauts de Frédéric. Les yeux de l’amour atténuent les disgrâces de l’être aimé. Et lorsque l’amour s’effiloche, notre regard  souligne ses disgrâces comme si elles s’étalaient au milieu du visage.

 

Le corps de Camille est près de celui de Frédéric. Ils sont assis cote à cote dans le grand canapé jaune. Leurs corps se frôlent  dans un silence de plomb. Il ne se passe rien. Les pensées de Camille s’envolent vers Axel. Camille est obligée de rester avec Frédéric. Elle lui ment. Elle dissimule la vérité. Elle est là sans être là. Elle répond à ses obligations.  Mais, personne ne peut contrôler ses sentiments et ses émotions. Elle est libre de penser et de rêver à Axel autant qu’elle le souhaite ! Frédéric ne peut pas lui voler cette liberté ! C’est tout ce qu’il lui reste : la liberté de penser à l’homme qu’elle aime !  

Camille pleure. Elle craque. Comment cette histoire se terminera-t-elle ? Comment vont-ils s’en sortir tous les quatre ?

 

Frédéric la regarde avec un air étonné : «  Mais que se passe-t-il ma Chérie ? C’est ton boulot qui te rend aussi fragile ? »

 

Camille s’énerve. Elle repousse brutalement la main de son compagnon :

«  T’es aveugle Fred ? Tu vois pas que je souffre ? Tu vois pas que je suis malheureuse ! Tu es tellement centré sur tes problèmes que tu ne vois plus le reste ! Tu ne penses qu’à toi et à ta fille ! Et moi dans tout ça ? ! « 

 

« Laisse ma fille en dehors de cela, tu veux ?! Je ne t’ai jamais cachée que j’avais une fille ! Tu le savais dès le début ! Je te donne tout Camille ! J’ai bien dit tout ! C’est vrai qu’en ce moment je suis noyé dans mes problèmes. Je te néglige. Mais je tiens à toi ! Tu le sais en plus ! « 

 

« J’en peux plus. Je passe toujours après les autres ! Personne ne se demande ce que je veux ! Personne ne se préoccupe de moi ! Je suis malheureuse ! « 

 

«  J’entends bien Camille ! Mais que veux-tu que je fasse là tout de suite ? Laisse- moi du temps ! Dès que j’aurai réglé les problèmes d’héritage, on fera des choses ensemble, juste toi et moi ! Que dirais-tu d’un petit voyage ? »

 

« Tu ne comprends rien Fred ! T’es à coté de la plaque ! C’est pas une question de voyage tous les deux ! C’est bien plus grave que cela ! J’ai envie de te quitter ! « 

 

Camille a lâché le mot ! Elle l’a dit. Elle a osé envoyer un missile sur Frédéric ! Elle souffre tellement de sa relation avec Axel, qu’elle a envie de faire mal ! Elle a voulu provoquer Frédéric ! Elle souffre bien elle, alors pourquoi pas lui !

Frédéric reste bouche bée. Il regarde Camille avec des grands yeux tout ronds qui lui sortent de la tête : «  Ne me dis pas que c’est à ce point là ? Tu ne vas pas me quitter quand même ? ».

Frédéric s’effondre en larmes. Il prend sa tête dans ses mains et il pleure comme un enfant. Il n’imagine pas sa vie sans Camille. Il ne comprend pas ce qui se passe. C’est certainement une crise de couple comme tous les couples en traversent. Pourquoi eux ne réussiraient-ils pas à surmonter cette crise ? Pourquoi ?

 


 

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Lundi 12 mai 2008


Musique qui réchauffe mon coeur
Souvenirs qui me transportent de bonheur !
Mes pensées volent vers toi,
Toi qui enbellis ma vie !


par Elise publié dans : Musique
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Lundi 12 mai 2008


Chanson que Granny chantait tout le temps.. Pour que vivent les souvenirs.


 

Le chagrin nous rattrape toujours !

On croit s’en être débarrassé ! On marche tête haute !

On avance et on regarde loin, très loin devant soi !

Et l’on espère avoir le cœur léger comme une plume !

 

Puis la chute. Une voix, une chanson, une odeur, un objet et l’on vacille.

On se replonge dans ses souvenirs. On plonge tête la première !

Les larmes coulent toute seule. Le chagrin pointe son nez !

Ils nous assaillie.

 

J’ai une grosse boule dans la poitrine.

C’est douloureux. J’ai mal.

Parfois l’absence me rend dingue.

Comment accepter de vivre ainsi ?

 

Plus jamais ta voix,

Plus jamais ton sourire,

Plus jamais ton rire,

Plus jamais ton regard bienveillant sur moi,

Tourner la page,

Tourner le dos,

Tourner et se retourner encore et encore,

Accepter ton absence

Accepter ton départ..

  

Je n’accepte pas.

Je  reste là figée par le chagrin.

 

 

 

 

 

 

par Elise publié dans : Articles
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Dimanche 11 mai 2008


Il est minuit passé. Angèle est toujours pendue au téléphone !

Tout d’un coup, elle lance à Marie :

« Marie ! Je vais te laisser ! J’entends la clé dans le verrou ! C’est Axel qui rentre ! « 

 

« Tu plaisantes Angèle ! Tu as vu l’heure ? Mais qu’est ce qu’il fout ton mec ? »

 

« Chuttt ! Le voilà ! Je te laisse ! On se rappelle plus tard ok ?« 

 

«  Ok ! Je t’appelle un soir dans la semaine ! Bisous ! « 

 

Axel se dirige à grands pas vers la chambre. Il voit de la lumière sous la porte. Il pousse la porte et balance :

 «  Bonsoir ! Tu ne dors pas ? « 

 

«  Non ! Je n’ai pas sommeil ! Puis, je t’attendais ! Ca s’est bien passé avec Phil ? »

 

« Super bien ! J’ai des bonnes nouvelles tu sais ! Tu vas être contente ! Je vais prendre une douche et je te raconte tout cela au lit d’accord ? »

 

« Ok ! Je me couche et je t’attends ! « 

 

Lorsqu’Axel arrive dans la chambre, Angèle dort. Elle s’est endormie paisiblement.

Il est heureux. Il n’aura pas besoin de lui mentir ce soir ! Son sommeil a abrégé les souffrances liées à de nouveaux mensonges ! Il règle l’alarme de son portable. Il se lève dans quelques heures seulement. La nuit sera courte ! Puis, il éteint tout doucement la lampe de chevet. Il fait attention de ne pas réveiller Angèle. Il se tourne délicatement dans le lit. Il cherche le sommeil. Il revoit le visage de Camille. Il entend la respiration d’Angèle. Il repense à ses derniers ébats avec Camille. Les images de ses seins et de son corps se gorgeant de plaisir lui reviennent en mémoire. Angèle se retourne. Elle vient se blottir dans le creux de son épaule. Axel la serre par la taille. Ils s’endorment enlacés comme après avoir fait l’amour !



par Elise publié dans : Essais : une histoire au fil des jours
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Dimanche 11 mai 2008



Camille est attablée confortablement, les coudes sur la table, ses mains tenant son long cou gracil. Elle regarde Axel dans le blanc des yeux. Elle aime se mirer dans le noir de son regard. Ses yeux brillent !
Elle est heureuse de partager cette soirée avec l’homme qu’elle aime.

D’une voix suave elle dit à Axel :

« Je suis contente qu’on soit là ensemble ! On est si bien tous les deux ! J’aimerais que ce soit tous les soirs comme ça ! J’aimerais me noyer dans ton regard jusqu’à la fin des mes jours ! Le temps passe si vite en ta compagnie ! « 

 

« Moi aussi je suis bien avec toi. Je me sens apaisé ! Je n’ai plus cette douleur au ventre lorsque je suis avec toi. J’ai l’impression que tu me comprends. Je me confie à toi et ça me soulage. Je me sens si nul en ce moment ! « 

 

« Axel ! T’es pas nul ! Tu culpabilises c’est tout ! Moi, ce qui me rend le plus malade, c’est de devoir te quitter toute à l’heure ! J’aimerais tellement passer toute une nuit à tes côtés ! Rien qu’une nuit dans tes bras ! Je donnerai n’importe quoi pour une nuit avec toi ! J’en peux plus tu sais ! Je souffre tellement de t’aimer ! « 

 

« Oh ! Je sais bien ! Je m’en veux sur ce coup là ! Mais je ne peux pas quitter Angèle ! Tu le sais ça ! Passer toute une nuit avec toi ce serait formidable ! Si cela ne tenait qu’à moi, Camille, nous dormirions ensemble toutes les nuits ! Je te ferai l’amour jusqu’à épuisement !  Je vais essayer de nous organiser cela ! « 

 

« Tu crois que tu pourrais faire ça ? Et tu vas dire quoi à Angèle ? Elle va être folle de rage  ?  Je ne veux pas que tu t'attires des problèmes ! J’ai pas envie que tu subisses ses foudres ! « 

 

«  T’inquiètes Camille ! J’ai ma petite idée ! Puis, je suis libre ! Je n’ai pas de compte à lui rendre ! Non mais ! Et qu’elle vienne me faire un sketch, elle sera bien reçue ! « 

 

«  J’ai hâte alors ! Hâte de te serrer dans mes bras ! J’ai hâte de passer toute une nuit à te faire l’amour ! « 

 

Axel sourit. Il regarde Camille avec envie ! Il lui murmure tout doucement :

« Hum..  T’as gagné Camille ! J’ai envie de toi ! J’ai une folle envie là ! On pourrait retourner au bureau pour avoir plus d’intimité non ? T’en dis quoi ? »

 

«  Axel ! Tu as un regard lubrique ! Ton désir pour moi me rend dingue !  Mon corps brule d’impatience ! J’ai très envie de toi ! J’ai envie de sentir tes mains se balader sur ma peau ! Partons Axel ! « 

 

Camille et Axel partent clopin-clopant en direction du bureau ! Ils sont amoureux ! Ils se touchent, se serrent mutuellement dans leurs bras ! Une partie de la nuit leur appartient ! Ils sont libres !

 


par Elise publié dans : Essais : une histoire au fil des jours
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"J’aurais beau être prophète,   
avoir toute la connaissance de Dieu,
et toute la foi jusqu'à transporter les montagnes,
s’il me manque l’amour
je ne suis rien."

 
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