Pendant ce temps là, Angèle et Axel continuent de s’écharper !
Axel refuse de laisser partir sa femme. Il la retient fermement par le bras. Il empoigne Angèle et il la secoue vivement !
Angèle s’énerve. Elle se débat. Elle résiste ! Plus Axel tente de la retenir et plus elle a envie de le quitter. C’est classique : « Fuis- moi je te suis, suis-moi je te fuis « comme dit l’adage populaire !
« Mais lâche-moi Axel ! J’en ai marre ! Je veux partir ! » Hurle Angèle !
« Non ! Tu ne pars pas à cette heure là ! Il fait nuit et froid dehors ! «
« Et qu’est ce que cela peut te faire ! Arrête ! Tu me fais mal au bras en plus ! Lâche- moi le bras ! «
« Et bien cesse de te débattre ! Calmes- toi ! Ca suffit maintenant ! Raisonne-toi ! «
« Je veux partir ! Je ne te supporte plus ! Tu me rends malade ! Laisse- moi partir s’il te plait ! Je t’en supplie ! « Angèle crie fort. Elle pleure. Elle est rouge de colère. Elle se débat de toutes ses forces. Avec le plat de sa main, elle repousse brusquement son mari. Elle est en sueur. Ses cheveux nattés s’ébouriffent ! De longues mèches brunes lui mangent le visage ! Elle s’épuise. Axel tire brutalement sur le bras d’Angèle. Surprise par la secousse, elle tombe par terre le long du divan. Elle pleure de plus en plus fort. Elle est à terre ! Axel desserre sa main. Le bras d’Angèle est rouge.
Axel se demande ce qu’ils leur arrivent.
Pour la première fois, il a eu envie de faire mal physiquement à sa femme. Il a ressenti du plaisir à lui broyer la chair ! Il la regarde d’un
air perplexe. Elle ne bouge plus.
Elle pleure comme une enfant et elle se lamente :
« Mais pourquoi tu m’empêches de partir ? Pourquoi ? Alors que tu ne
m’aimes pas ! J’ai envie d’être seule ce soir. J’ai besoin d’air ! Tu ne comprends pas ! «
« Si ! Mais il est hors de question que tu prennes la voiture dans cet état là. Tu vas avoir un accident ! C’est dangereux ! «
« Et depuis quand tu t’inquiètes pour moi ?! Bien pars alors ! Et laisse-moi tranquille ! Pars ! «
« Non ! Je suis chez moi, moi aussi ! «
Angèle se lève et bouscule son mari : « Soit tu me laisses partir, soit tu pars s’il te plait ! »
« Non ! Non ! Non ! On arrête ça immédiatement ! Reprends tes esprits ! Et contrôle tes émotions s’il te plait ! Tu es trop impulsive ! «
Angèle perd patience ! Elle
bouillonne ! De rage, elle ouvre le dressing et d’une main balaie tous les vêtements d’Axel ! Les pulls pliés à quatre épingles volent dans tout l’appartement ! Angèle ne se
contrôle plus !
Son mari la maitrise par la force : « Stop Angèle ! Tu es cinglée ! Tu n’as pas le droit de faire ça ! «
« Oh Arrête hein ! Je t’aide à partir plus vite ! Tu mets le tout dans une valise et tu te casses ! Tu comprends ce que je dis ? C’est clair ? Tu te casses d’ici pauvre abruti ! Je ne veux plus te voir ! Va au Diable toi et tes fichus mensonges ! «
« Mais tu es hystérique ma parole ! T’es complètement malade ! De quel droit tu mets toutes mes affaires par terre ! Tu vas te calmer hein ? J’ai épousé une folle ! «
« Je me calmerai dès que tu seras parti ! «
« Ok, je vais m’en aller alors ! Je reviens dans quelques heures ! Calme-toi ! Je veux la paix ! «
« C’est ça ! Casse-toi espèce de menteur ! »
Angèle ouvre la porte d’entrée et pousse son mari sur le pallier !
« Ne me pousse pas Angèle sinon je dépose plainte au commissariat ! J’ai des droits, ne l’oublie pas ! « clame Axel !
Elle referme la porte brusquement derrière lui ! Elle s’effondre par terre en larmes. La pression retombe. Elle est assise sur les pulls d’Axel !
Elle va s’allonger sur le canapé. Elle regarde les images qui défilent sur le petit écran. Son bras lui fait mal. Elle ne peut plus le bouger. Elle pleure et renifle. Elle ne comprend plus Axel. Ce soir, il a été particulièrement violent. Elle le soupçonne de lui avoir fait mal délibérément.
Elle se lève et marche nonchalamment vers le bureau. Les vêtements d’Axel jonchent le sol. L’enveloppe est en mille morceaux. La pièce est sans dessus dessous, elle porte les traces de leur querelle.
Angèle s’assois à son bureau. Elle se prend la tête entre ses mains. Elle réfléchit. Elle ne sait plus ce qu’elle désire. Elle a le sentiment de ne plus aimer son mari. Elle ignore s’il s’agit d’une crise passagère ou s’il s’agit de la fin d’une histoire d’amour. Cette idée là, l’effraie.
Elle prend son petit cahier bleu. Elle
l’ouvre à une nouvelle page blanche. Elle y consigne ses états d’âme :
« Si, un jour, le chagrin venait à
me rendre folle, je veux laisser une trace de ma lucidité ! Si un jour, la mort m’emporte, je veux laisser une trace de ma vie de femme
mariée ! Je suis mariée à un menteur, un dissimulateur. Tout m’est caché. Axel me trahie. A force de me sentir trahie, je n’ai plus confiance. J’ai peur qu’Axel me fasse du mal. Je me sens
seule dans cette vie ! Lorsque j’ai rencontré mon mari, il se faisait un point d’honneur à toujours être fidèle à la vérité ! La vérité était son cheval de Troie ! Je trouvais cela
formidable ! Je l’admirais beaucoup ! Aujourd’hui, mon mari me trompe sur toute la ligne. Je le sens. Je sais qu’il regarde les autres femmes avec une irrépressible envie de coucher
avec elles ! Je ne suis pas dupe ! A ses yeux, elles sont toutes plus jolies que moi ! Elles sont minces et élégantes ! L’apparence est primordiale pour Axel ! Je ne suis
pas assez jolie et souriante pour lui ! Je ressens une pression psychologique qui est lourde à porter. Axel me met dans une case d’où je ne peux pas sortir ! Tous les efforts que je
déploierai seront vains car je ne pourrai jamais m’échapper de cette case ! Je souffre beaucoup. Je crois que la vie ne vaut pas la peine d’être vécue.
Cette nuit, j’ai rêvé que j’étais dans les bras d’un homme. Je me sentais merveilleusement bien ! Il avait une voix rauque et chaude. Il me parlait gentiment ! Lorsque le réveil a sonné ce matin, j’étais triste ! J’aurai aimé que ce rêve ne se termine jamais ! J’étais si heureuse cette nuit dans les bras de cet inconnu !
J’espère que demain sera autrement. On a tous des épreuves à surmonter dans la vie ! Si je suis malheureuse avec Axel ce n’est pas pour rien ! Il y a surement une raison à tout cela ! J’espère que la vie me montrera le chemin à suivre. Pour le moment, je souffre tellement que je me remplis des plus vils instincts. Axel m’inspire des mauvais sentiments. Je ne vois plus la lumière. Je suis la partie sombre. «
ajouter un commentaire commentaires (0) créer un trackback recommander