Cette peur de l’échec résonne toujours en moi
Et me rappelle constamment à quel point il est douloureux
De subir le désamour de l’être aimé
Et d’être bannie du jour au lendemain de son existence
Un claquement de doigt, et l’histoire est terminée
On prend ses cliques et ses claques
Et on s’oublie mutuellement comme des amnésiques
Parce qu’on n’a pas été à la hauteur de cet amour
Cette peur de l’échec résonne toujours en moi
Et me rappelle les nuits glaciales dans le grand lit,
La triste solitude pour seule compagne
Et cette désolation qui dévore toute la vie.
Je n’ai toujours pas compris comment vivre heureux
J’ignore toujours comment faire rimer amour avec toujours
Et, j’ai peur de ne pas savoir mériter l’amour
Alors je fuis en compagnie de ma solitude enfin apprivoisée
Cette peur de l’échec résonne toujours en moi,
Et me rappelle que toutes les histoires d’amour se terminent un jour
Et qu’on oublie rapidement toutes les raisons qui ont fait notre amour
Comme si plus rien ne s’enracinait dans cette vie.
Tout le monde avance un pas après l’autre sur le chemin de la vie
Quant moi, je piétine bêtement sur place
Cernée par mon immobilisme et dotée d’un moral en dent de scie
Mes peurs me paralysent et mon sang se glace,
Je ne suis rien
Tant que ma vie n’est qu’un brouillon de gribouillis
Sur lequel je fantasme l’amour du lien
Cet amour qui m’échappe et que je réduis en bouillie
Le passé me rattrape toujours
Comme pour me rappeler que la félicité n’est pas gratuite
Et, j’ai si peur de payer un de ces jours
Pour ces quelques heures passées en délit de fuite
J’ai peur de souffrir
Peur d’être quittée sur le bord d’une autoroute
Jetée à la première occasion comme une poupée de cire,
Débarquée sans préavis d’une vie en déroute
Je te tiens fermement la main,
Je m’accroche à l’amour avant qu’il ne me fuit comme un voleur
Comme s'il n’existait pas de demain
Mais seulement, une lame de douleur
Bonne fête....
Les années passent mais j'ai toujours aussi mal. Il y a des souvenirs qui me manqueront toujours autant. Ton absence...
Je suis triste
Que tu ne sois plus là,
Je suis en colère aussi !
En colère
Je pleure de rage !
Car moi, je suis là, bien présente
Et toi tu n’es plus là
Comment as-tu me faire un coup comme ça ?
Mourir ?
Ca n’a pas de sens !
C’est une stupidité de la vie.
Et moi, je reste planté là à compter les années
Et une de plus au compteur de la désolation
Ce n’est pas pour autant que j’ai moins de chagrin.
Je pleure toute seule
Parce que tu n’es plus là.
Si tu savais.
Je ne sais pas par où je commencerai.
Je suis fatigué
Oui, je te dirai ça.
Je suis fatigué
Une façon élégante et pudique de dire
Que rien ne va dans cette vie
Vie de merde.
Si tu savais.
Je suis fatigué
D’être fort et de me battre
Seul sans personne à mes côtés
Si tu savais.
Si seulement tu pouvais savoir
Tu comprendrais
Le poids de ton absence.
Je me suis réveillée avec une angoisse terrible.
Le blues. Le manque de toi. Le manque plus fort que les autres jours.
L’envie de pleurer. L’envie de craquer.
2 heures d’embouteillage, les yeux embués. La présence de ton visage devant moi.
Le trouble. J’ai mal de vivre sans toi.
L’obsession. Je ne suis présente nulle part. Je suis uniquement en pensée avec toi. Je revis les souvenirs. Et, je me demande ce que tu me dirais aujourd’hui. Au fond de moi, je le sais.
A bout souffle, en rentrant le soir, je suis allée vérifier les dates. J’étais tellement torturée aujourd’hui. La réminiscence s’est opérée en moi. Bing ! Aujourd’hui c’est la date anniversaire de ce coup de fil qui ne m’a pas laissé le temps d’arriver.
J’ai laissé en suspens les mots que je devais te dire
J’ai gardé en moi tous les maux qui me tenaillent et me rongent
Je n’ai pas eu le temps
Et maintenant le temps s’étire comme une éternité.
L’amour peut se transformer en un gigantesque volcan
Dont la lave créative permet de noircir les pages blanches
De s’épancher lascivement autour des mots
Pour dessiner le contour de ton âme
Ecrire à perdre haleine
Et distiller les papillons d’excitation autour de soi
Car un seul jour sans toi,
C’est un jour de trop.
Mais, il y a des histoires qui portent en elles la stérilité
Une sangsue insatiable
Oppressante, violente, épuisante
Chapardant la substantifique moelle
La sangsue a tout pompé
A force de trop vouloir et de si peu donner
Pressant l’autre comme un citron
La page de la création est restée tristement blanche
J'ai oublié !
C'est troublant d'étourdir la douleur
Sans s'en apercevoir,
Comme si le cerveau se mettait en stand by
Douce pause...
Le temps d'une inspiration silencieuse
L'envie d'une expiration
Pour mieux expier....
Puis les pas se font à nouveau écueil
Je suis redevenue maso,
Avec ce désir quasi obessionnel
De passer sous ta fenêtre
A chaque anniversaire de mariage,
C’est l’accident assuré au tournant
Les années de grâce, la voiture est cabossée
sinon le carrosse se transforme en épave
Cette date anniversaire se traduit de façon traumatique
Ce mariage est un accident de la vie
Et je paie le prix fort pour avoir fait
Ce choix malheureux
Mon mariage est la symétrie de mon divorce,
C’est mon accident de la vie,
Mon échec,
Ma honte et mon opprobre
Mon incapacité à être une bonne épouse
Mon incapacité à devenir maman
Mon incapacité à rendre un homme heureux,
Ma capacité à baisser les bras en le laissant s’enfuir dans d’autres bras.
Aujourd’hui, ne trouvant pas les mots
Pour extérioriser mes maux,
Je deviens la mauvaise conductrice incapable de conduire sa vie
Et qui commet des accidents sur les routes.
Cette nuit, j’ai fait un voyage avec toi,
Nous étions ensemble,
Tu me parlais
Puis tu m’as serrée dans tes bras
C’était bon, c’était délicieux
De prendre cette dose de tendresse,
De faire cette pause hors du temps
Et de vivre comme autrefois
Comme autrefois, où la saveur unique de tes madeleines,
Rythmait mes journées
Aujourd’hui, je cherche toujours cette sensation si singulière
Ce goût de l’amour perdu
Et je chercherai toujours à vivre
Et à revivre les moments les plus parfaits
Que tu m’as offerts
Telle est ma quête de la nostalgie.
Tous ces moments qui m’ont donné tant de joie
Tout ce bonheur partagé
Est perdu à jamais,
Il ne continue à vivre que dans mes souvenirs
Alors, l’autre nuit,
A l’aube de cette sombre date anniversaire
Tu m’as prise dans tes bras
J’ai respiré profondément mon oxygène
Une dose de toi, encore une pour combler le manque
Puis, les larmes m’ont réveillée
Retour à la réalité
La vie continue.
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J’aurais beau être prophète,
avoir toute la connaissance de Dieu,
et toute la foi jusqu'à transporter les montagnes,
s’il me manque l’amour
je ne suis rien."